Allez, aujourd’hui, j’ai un peu de temps libre, et avant de passer mon après-midi plongée dans mon mémoire sur ma problématique de folie («En quoi l’association du grain à démoudre est-elle un acteur original et unique dans l’éducation à l’image en Haute-Normandie?»), si ça c’est pas du rêve, je me demande où le trouver, j’ai envie de me faire plaisir. En rendant hommage à un de mes personnages fétiches de cinéma.

Parce que c’est ça qu’est bon au cinéma. On trouvera toujours un personnage pour nous faire rire, pleurer, nous émouvoir, un personnage qui nous donnera la force d’avancer, de faire ses preuves et de tout envoyer bouler, autant qu’un autre pourrait nous déprimer et nous pousser à l’overdose de Ben & Jerry’s en robe de chambre au fond de son lit. Et puis, parfois, il y a ces personnages auxquels on s’attache dès la première seconde, à peine le temps de le connaître que déjà, on sait qu’il va se passer un truc. Qu’on va adorer toutes les facettes de sa personnalité, qu’on va rire, pleurer avec lui, et qu’on aura pas envie que le film se finisse parce qu’on aura l’impression de perdre un ami... Je passe pas pour une tarée, ça va là ?

Mon personnage à moi, c’est elle.

La bien nommée Bridget Jones.

Alors oui, je sais.
Dans le genre comédie américaine à deux francs six sous, on fait pas mieux.
Mais bon, c’est pas parce que je fais parti d’une association de cinéma, que je vois des films d’auteur régulièrement, que je m’intéresse au cinéma bulgare sous titré flamand que j’ai pas le droit d’aimer le cinéma populaire. BIEN AU CONTRAIRE.

Bridget, c’est un peu moi.


JE SAIS CE QUE VOUS ALLEZ DIRE.
Que des tonnes de jeunes de mon âge se sont déjà dits «Putain,mais c’est moi ça!». Sauf que là, il y a pas mal de similitudes entre son parcours et le mien. Je vais pas vous raconter ma vie perso, parce qu’on est pas là pour ça, mais question gaffes, aventures à la con, et risques débiles pour un homme, je suis pas mal aussi dans mon genre.

Et puis Bridget, c’est une fille comme toutes les autres.
Elle pourrait être ta mère, ta femme, ta voisine, ton instit, ta maîtresse, ta soeur, ta cousine éloignée, ta meilleure amie... Elle pourrait jouer toutes les femmes à la fois. De plus, elle ne ressemble en rien à l’archétype de la beauté plastique de notre très cher XXIème siècle. Rien à voir avec tous les canons habituels de toutes les comédies du même genre. Elle a du cul, des seins, des hanches, elle complexe à mort, certains vêtements la mettent pas du tout en valeur, elle sort de son lit avec sa couette collée aux fesses pour pas que son amant voit ses bourrelets, et pourtant, je la trouve rayonnante.

 

“Resolution number one: obviously, will lose twenty pounds. Number two: will find nice sensible boyfriend and not continue to form romantic attachments to alcoholics, workaholics, peeping-toms, megalomaniacs, emotional fuckwits or perverts.”- Bridget Jones; played by Renée Zellweger
100 Favorite Movie Characters

Mais genre vraiment.

Quand elle trouve une robe qui lui va bien, quand elle est rasée de près, qu’elle sent bon la violette, qu’un homme la regarde, lui sourit, est prêt à se battre pour elle... Je sais pas, c’est un truc qui me convient bien, et qui me touche particulièrement. Je pense que j’ai pas besoin que tous les hommes de la planète se battent pour m’avoir, mais un c’est déjà pas mal.

Surtout s’il ressemble à Colin Firth.

Oh putain. Qu'il est chou.

Remarque, c’est pas mal aussi Hugh Grant.

Enfin bon, je suis une fan de Bridget. J’ai vu les deux films quatre fois, et je ne m’en lasse jamais. A chaque fois, je me marre des dialogues, de l’ambiance, de ses frasques et autres mésaventures, et ça me fait du bien de me dire «T’as vu, t’es pas toute seule».

Et puis, il y a la musique aussi.
La bande sonore de Bridget Jones.
Je crois que je pourrai passer des heures à écouter Your Love Is King en sirotant mon thé, et à rêver du grand Amour, des papillons de lumière dans le bide, des maux de tête incessants, de la chaleur qui me prend tout le corps... Ou pas hein. Faut pas déconner non plus.

Bon. C'est pas la version du film. Mais c'est pas grave, ça roule quand même.

Ou à m’égosiller sur All By Myself sous la couette avec mon meilleur ami en prenant nos paquets de mouchoir pour des micros.

Un Singstar, chez moi, 19h, ce soir, ça vous tente ?

Et puis, l’écriture, c’est aussi l’histoire de ma vie.
Des carnets, j’en ai eu des tonnes, et j’en ai toujours un, que je griffone régulièrement quand j’ai besoin de me vider la cervelle. Moi aussi, je veux faire du journalisme, et moi aussi, j’envisage de devenir quelqu’un de bien, et de vivre de mes écrits. Par contre, j'envisage pas de montrer mes fesses à la caméra. NONNONNON.

Alors peut-être qu’un journal, il y a un film qui sortira et qui s’appelera : «Le journal de Mathilde Colleter». Bon, ça a peut-être un peu moins de gueule que Bridget Jones, parce que tout ce qui est anglo-saxon aura toujours plus de classe que le plus beau nom français, quoi qu’il advienne. On a qu’à garder mes initiales. M.C. C’est pas mal je trouve. Mais avant d’en arriver à là, il faudrait que je sache si je suis capable de tenir mon journal dans la régularité. A commencer par ce blog. Et ça, il n’y a que le temps pour me l’apprendre.

Merci à toi Bridget !

M.C
(parce que là, c’est pas très beaucoup pro)